DRACO - Le Nouveau Telescope de Dwarflab de 90 mm se dévoile

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Un nouveau smart télescope arrive très bientôt chez DwarfLab: le DRACO. C'est désormais une certitude. Apres tous les indices et annonces depuis le salon du NEAF au printemps, nous voici proches de la sortie d'un ''mini-monstre'' de 90 mm d'ouverture... Oui 90mm, vous avez bien lu!

Mais avant de plonger dans les caractéristiques techniques probables (certaines confirmées) du Draco, revenons un peu sur les indices qui nous ont peu a peu amené vers la certitude d'une sortie imminente. 

SOMMAIRE
- Indices sur la sortie du DRACO
- Prix du DRACO

Les indices sur la sortie prochaine du Draco

Tout a commencé avec une annonce et un teasing au NEAF 2026 ou DwarfLab promettait tout simplement un ''télescope plus gros avant la fin de l’année''... sans plus de précisions. 

Puis peu de temps après a fait surface un brevet chinois enregistré par TinyPhoton, la branche spécialisée en Recherche & Développement de DwarfLab. Celui-ci décrivait très précisément trois prototypes de telescopes  avec des ouvertures allant de 90 a 98 mm et des longueurs focales de 340 à 540 mm.

Ce sont ensuite des testeurs de la version beta de l'application DwarfLab qui ont détecté dans l'Atlas un nouveau modèle clairement nommé: DRACO ! Ces captures laissaient bien apparaître le champ de vision de ce futur modèle qui semblait plutôt restreint (voir image ci-dessous).
Le DRACO mentioné dans la version beta de l'application DwarfLab

Dans le même temps, en creusant dans les fichiers APK de leur application mobile, j'ai également trouvé le Draco au milieu d'autres futurs modèles. 
Draco dans l'apk de l'app DwarfLab
Bref, les indices s'accumulaient largement avant la confirmation finale, tombée le 24 Août (la veille de la sortie du S50 Pro... bizarre!): des images ! 
Premières images du DracoPremières images du Draco

Quel Spécifications et quel Capteur pour le Draco?

Si l'on suit les brevets déposés, on serait sur un télescope de 90 mm d'ouverture et d'environ 350 mm de longueur focale. Cette longueur serait cependant obtenue en ''pliant'' la lumière c'est-a=dire en la faisant voyager à l'intérieur du boitier via des miroirs. Le télescope reste donc compact !

Le Dwarf 3 utilise l'IMX 678, mais reutiliser ce sur le Draco signifierait une longueur focale de 235 mm, ce qui ne correspond pas du tout aux prototypes présentés dans le brevet.

Pour s'approcher de la longueur focale des brevets il faut utiliser dans les formules le... Sony IMX 585. Tiens, tiens... celui que tout le monde utiliser dernièrement (sur les Vespera 2 et 3, sur le S30 Pro et dernièrement sur le S50 Pro). Et la, on arrive à une longueur focale de 342 mm !

Peu de chances que DwarfLab aille s'aventurer vers d'autres capteurs... donc personnellement je table sur l'IMX 585, qui en plus colle parfaitement à ce qui était décrit dans les brevets. 

Champ de vision du DRACO

Ces captures nous permettent aussi de voir le champ de vision:
- un champ telephoto  de 1.87° x 1.05°  idéal pour les petites cibles, comme on le voit avec M33 ci-dessus - à titre de comparaison, le champ de vision du Dwarf 3 est de 2.93° x 1.65°

Voici ce que cela donne pour M51, encore une fois idéal:


Quand au plan large du Draco, voici ce que cela donnerait en natif (image ci-dessous) avec un champ de 70.1° x 43.2°. 

Est-ce que le Darco proposera comme les Seestar Pro une mosaïque afin d'agrandir ce champ et prendre toute la voie lactée? Nous n'en savons rien pour le moment. On espère l’arrivée d'un mode d;assemblage panoramique automatique sur tous les modèles de chez Dwarflab.


En résumé, voici les spécifications probables du Draco:
- ouverture: 90 mm
- longueur focale: environ 342 mm
- capteur: Sony IMX 585 probablement
- champ de vision natif de 1.87° x 1.05°

Comment faire tenir 340 mm dans seulement 145 mm?

Le véritable tour de force de cette conception n’est finalement pas sa focale de 340 (ou 342) mm. Le plus intéressant est de réussir à faire tenir un trajet optique de cette longueur dans un boîtier qui ne mesure que 145 mm, soit moins de la moitié de la focale.

Avec une lunette réfractive classique, c’est tout simplement impossible. La longueur du tube doit être proche de la focale: un objectif de 340 mm nécessite donc un encombrement conséquent. Ici, les concepteurs ont choisi de "plier" le trajet de la lumière à l’intérieur du boîtier.

La lumière commence par être réfléchie vers l’arrière par le miroir primaire. Elle est ensuite renvoyée vers l’avant par un petit miroir secondaire situé à l’arrière de l’élément frontal, avant de repartir une nouvelle fois vers l’arrière et de traverser une ouverture au centre du miroir primaire pour atteindre finalement le capteur. La lentille divergente intervient ensuite pour compléter le travail optique.

Ce jeu de miroirs permet donc de faire parcourir à la lumière un chemin beaucoup plus long que ne le laisse penser la taille du boîtier. C’est ce qui permet d’obtenir une focale de 340 mm dans seulement 145 mm de longueur physique.

Bien entendu, cette compacité a un prix. Le miroir secondaire se trouve directement sur le trajet optique et crée donc une obstruction centrale. D'après les chiffres du brevet, son diamètre représente entre 30 et 45 % de celui de l’élément frontal. Cette obstruction réduit donc légèrement la quantité de lumière effectivement collectée et peut également entraîner une petite perte de contraste par rapport à une lunette réfractive non obstruée de même diamètre.

Mais il faut relativiser ce point: l’obstruction centrale n’est absolument pas une particularité de cette conception. Tous les systèmes utilisant un miroir secondaire placé dans le trajet de la lumière doivent composer avec ce phénomène. C’est notamment le cas de nombreux télescopes réflecteurs, comme les astrographes Ritchey-Chrétien, dont l’obstruction centrale se situe généralement autour de 36 à 47 %.

Autrement dit, le brevet ne fait pas apparaître ici un problème inédit. La véritable prouesse consiste plutôt à réussir à intégrer cette architecture optique complexe dans un boîtier aussi court.
 
Le fait de replier le trajet optique apporte toutefois d'autres défis techniques.

Les miroirs primaire et secondaire doivent rester parfaitement alignés malgré les variations de température. Le brevet évoque des situations pouvant représenter jusqu'à 40 °C d'écart entre un garage chaud et une utilisation en extérieur par temps froid. À ces niveaux de variation, même de très petits déplacements des éléments optiques peuvent avoir des conséquences sur la qualité de l'image.

La fabrication est également plus complexe que celle d'une simple lunette réfractive. Ici, plusieurs surfaces réfléchissantes et réfractives doivent fonctionner ensemble avec une grande précision. Les différentes tolérances de fabrication peuvent donc s'accumuler plus rapidement.

Cela ne veut évidemment pas dire que le système ne fonctionne pas. C'est simplement le genre de problème que les concepteurs doivent résoudre lorsqu'ils cherchent à faire entrer une longue focale dans un volume extrêmement réduit. Et c'est justement pour cette raison que le brevet détaille assez largement la manière dont ces différents compromis sont gérés.

Les chiffres présentés dans le brevet sont d'ailleurs assez intéressants et présentent des performances optiques plutôt ambitieuses.

Celui-ci annonce une illumination relative de 98,29 % sur les bords du champ. Dit plus simplement, cela signifie que la luminosité reste extrêmement homogène sur l'image: même dans les coins, on conserve près de 98 % de la luminosité mesurée au centre.

Pour une optique aussi compacte, avec une focale de 340 mm enfermée dans seulement 145 mm et un trajet optique replié, c'est loin d'être anodin.

Le véritable intérêt de cette conception est donc moins de chercher à réinventer le télescope que de résoudre un problème très concret: comment obtenir une longue focale sans avoir à transporter un tube de 340 mm de long? Et sur le papier, le brevet semble avoir trouvé une solution particulièrement efficace à ce problème.

Pourquoi le Draco aurait un avantage évident pour les petites cibles?

Pour une raison essentielle: son champ de vision natif de 1.87° x 1.05° qui le placerait parmi les plus étroits du marche et serait (enfin) un revirement de tendance qui viendrait arrêter la course au champ de vision large que l'on a vu avec le S30Pro notamment.
 
Cela ferait du Draco un outil tres performant sur de petites cibles et notamment la plupart des galaxies, par exemple la Galaxie du Scuplteur ci-dessous.

Avec un champ natif (téléobjectif) plus réduit et une échelle de pixels plus fine, Draco devrait être particulièrement à l’aise sur les objets compacts présentant une forte luminosité surfacique. Et ce n’est pas le seul avantage puisque son ouverture plus importante devrait également apporter un véritable gain en sensibilité. Les nébuleuses planétaires ou les amas globulaires devraient ainsi faire partie des grands gagnants. 

Même constat pour la nébuleuse du Croissant et la nébuleuse de la Bulle, qui mesurent toutes deux environ 20 minutes d’arc. Elles rempliraient une portion sensiblement plus importante du cadre avec le téléobjectif du Draco.

Le cas de M51 est aussi intéressant puisque la galaxie du Tourbillon et sa petite compagne s'étendent sur environ 11 minutes d’arc au total: elles tiendraient donc largement dans le champ de Draco, tout en profitant d’une échelle de pixels plus fine. On devrait ainsi pouvoir distinguer davantage de détails dans leur structure qu’avec par exemple le Dwarf 3.

Pour les objets beaucoup plus étendus (les grandes nébuleuses par exemples), le bilan est évidemment moins favorable.

La région complète des Piliers de la Création et de l’amas de M16, qui occupe déjà une bonne partie du champ du Dwarf 3, demanderait un cadrage beaucoup plus précis avec Draco.

Et pour un objet aussi vaste que la galaxie d’Andromède, son grand axe dépasserait largement le champ disponible. Une mosaïque serait donc probablement nécessaire. Le Dwarf 3 resterait ici plus polyvalent grâce à son champ plus large.

Autrement dit, Draco ne chercherait pas forcément à remplacer le Dwarf3 sur les objets les plus vastes. Son intérêt serait plutôt de proposer une approche différente: moins de ciel autour de la cible, davantage de résolution et plus de sensibilité pour les objets compacts, tout en conservant une caméra grand angle capable de faciliter le repérage et le cadrage.

Ce que les images qui ont fuité révèlent

Voici les quelque images de promotion qui ont été révélées:

Sur la photo en haut à gauche: 
- 90毫米更大光圈 : 90 mm plus grande ouverture
- 更深邃的光线捕捉: plus profonde capture de lumière

en haut à droite:
- 星空下的更多自由: plus de liberté sous le ciel étoilé

en bas à gauche: 
- 德拉科 : Draco 
- 即将到来 : À venir prochainement

en bas à droite:
- 为宇宙探索者打造的: conçu pour les explorateurs cosmiques 
- 杰作 : chef-d'œuvre 
- 延长拍摄时间: Pprolonger le temps de prise de vue
- 展现更细微的细节。: révéler des détails plus fins



Ces images confirment donc trois choses essentielles:
- le nom du télescope: DRACO
- une ouverture de 90 mm
- une sortie prochaine (Septembre 2026?)

Quel Prix pour le DRACO?

Pour le moment, aucune information à ce sujet mais étant donnée la technologie embarquée dans ce smart télescope et sa complexité de fabrication, on peut imaginer un prix bien plus élevé qu'un Dwarf  3. 

Alors je me lance et je dirai autour de 1200 euros.

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