DwarfLab prépare un télescope de 100 mm ultra-compact - Brevet déposé

Prototype DwarfLab de 100mm
Brevet CN121679866A, ce code cache un texte comportant des schémas de conception et des révélations techniques majeures. Il ne s'agit pas d'un brevet générique. Il contient trois prototypes réels ultra-spécifiques (modes de réalisation) avec des dimensions au millimètre près. 

Le détail le plus frappant se trouve sur la page de couverture. Le demandeur enregistré est "小光子(武汉)科技有限公司" (Little Photon Technology Ltd). Le lien entre les deux entreprises? Little Photon est la branche spécialisée en Recherche & Développement de DwarfLab, basée à Wuhan dans le couloir technologique de la "Vallée de l'Optique".

Voici les dernières informations inédites sur ces protoypes:

Le calendrier: c'est tout récent 

Le brevet a été déposé le 2 Février 2026 et la publication réalisée le 17 Mars 2026. Soit tout juste avant le NEAF 2026, événement au cours duquel DwarfLab avait déjà fait un '''teasing'' sur quelque chose de plus gros en preparation pour la fin 2026.

Cela confirme que le brevet est flambant neuf. Ils verrouillent légalement cette configuration optique en ce moment même, ce qui indique qu'elle représente activement leur pipeline d'ingénierie pour un avenir très proche.

Les 3 prototypes détaillés 

Et c'est la que les choses deviennent très croustillantes puisque le document donne les caractéristiques concrètes des 3 prototypes déposés. 

Dans la section "Modes de réalisation détaillés" (Embodiments 1, 2 et 3 dans le document - voir liens en fin d'article), le brevet énumère trois objectifs physiques exacts qu'ils ont conçus en utilisant ces formules mathématiques. Deux d'entre eux correspondent parfaitement aux spécifications physiques d'un télescope de la catégorie des 100 mm.

Voici les diamètres physiques et les longueurs focales explicitement détaillés :

Prototype 1: le "Canon" ultra-rapide pour le ciel profond
- Ouverture: 98 mm
- Longueur focale: 339,92 mm
- Rapport focal f/d: f/3,78
- Longueur physique totale: 145 mm 

En résumé: c'est le plan exact d'un télescope intelligent de "100 mm". Une ouverture de 98 mm en fait un monstre pour collecter la lumière. Avec un rapport de f/3,78, il pourrait photographier les objets profonds à une vitesse folle, tout en maintenant le boîtier physique du télescope à seulement 14,5 cm de long (explications ci-dessous, voir ''Le pliage de la trajectoire lumineuse'').


Prototype 2: la variante de haute précision
- Ouverture: 97,8 mm
- Longueur focale: 350 mm
- Rapport focal: f/3,89
- Longueur physique totale: 143,89 mm

En résumé: une légère variation du premier modèle, testant probablement une configuration de verre ou des tolérances de fabrication légèrement différentes pour rendre le boîtier encore plus compact.


Prototype 3: le super-zoom planétaire
- Ouverture: 90 mm
- Longueur focale: 540 mm
- Rapport focal: f/6
- Longueur physique totale: 149,963 mm

En résumé: cette variante réduit un peu la lentille frontale à 90 mm mais pousse le grossissement à une longueur focale massive de 540 mm. Ce modèle serait plutôt orienté vers l'imagerie planétaire (Lune, Saturne, Jupiter...) ou la photographie animalière à longue distance.

Le "pliage" de la trajectoire lumineuse (Le système catadioptrique)

Comment faire tenir un faisceau lumineux qui a besoin de 340 mm (34 cm) pour converger vers le capteur à l'intérieur d'un boîtier qui ne mesure que 145 mm (14,5 cm) ? À première vue, cela semble défier la logique.

C'est là tout le génie de l'ingénierie optique de Tiny Photon (DwarfLab). Pour y parvenir, ce prototype utilise une combinaison de deux astuces majeures: le pliage de la lumière (système catadioptrique) et l'effet d'amplification d'une lentille divergente.

Dans un télescope ou un objectif classique (un long tube), la lumière entre par un bout, avance en ligne droite, et frappe le capteur à l'autre bout. La longueur physique est donc presque égale à la longueur focale.

Dans le brevet de DwarfLab, la lumière ne voyage pas en ligne droite. Elle fait des aller-retours à l'intérieur du boîtier grâce à des miroirs:
1- la lumière entre toujours et bien evidemment par l'avant, traverse les premières lentilles et va jusqu'au fond de l'appareil.
2- au fond, elle frappe un grand miroir concave (le miroir primaire). Ce miroir renvoie la lumière vers l'avant.
3- à l'avant, elle frappe un petit miroir (le miroir secondaire, celui qui est imprimé sur la lentille frontale). Ce miroir renvoie à nouveau la lumière vers l'arrière.
4- enfin, la lumière passe à travers un trou au centre du premier miroir pour aller frapper le capteur tout au fond.
Brevet DwarfLab telescope 100mm

Rien qu'en faisant ces ''zig-zags", la lumière parcourt une distance physique de près de 300 mm alors que l'objet lui-même ne mesure que la moitié.

Cependant, le pliage de la lumière ne suffit pas tout à fait à atteindre les 339,92 mm dans un si petit espace. C'est là qu'intervient la pièce maîtresse du brevet: la fameuse lentille appelée "troisième lentille" ou Structure 141.

L'ingénieur a placé une lentille à puissance optique négative (divergente) juste à l'intérieur du trou du grand miroir arrière. Normalement, les miroirs font converger les rayons très vite. Juste avant que les rayons ne se croisent pour former l'image, ils traversent cette lentille divergente. Celle-ci va écarter légèrement les rayons, modifiant leur angle. Pour le capteur photo, tout se passe comme si les rayons venaient de beaucoup plus loin

Mathématiquement et optiquement, cette lentille agit comme un multiplicateurs de focale virtuel (un peu comme une Barlo x2 en astronomie ''classique''). Elle "triche" avec la physique en étirant artificiellement la focale jusqu'à 339,92 mm sans qu'il soit nécessaire d'éloigner physiquement le capteur.

DwarfLab réussit ce tour de force en combinant:
- un trajet en accordéon qui divise par deux ou trois la longueur physique nécessaire,
- une lentille divergente interne qui amplifie virtuellement la puissance de zoom des miroirs

C'est ce qui permet d'obtenir un véritable "monstre" de lumière (ouverture de 98 mm) capable de zoomer très loin, tout en restant assez petit pour tenir dans un petit sac à dos !

Un autre ''secret'' optique caché consiste en un champ ultra-plat pour les capteurs modernes. Le texte se vante de réussir à obtenir une illumination relative périphérique de 90% (et un spectaculaire 98,29% dans le Prototype 1). Cela garantit des étoiles brillantes et nettes d'un bord à l'autre de l'image, sans aucun assombrissement dans les coins (vignettage), ce qui prouve que le système est optimisé pour des capteurs photo modernes à haute résolution.


L’arrivée d'un mini-monstre en fin d’année? 

DwarfLab, comme à son habitude, reste très secret et n'avance aucune date. 

Cependant, DwarfLab, via sa filiale R&D, Tinyphoton, a entièrement finalisé l'ingénierie d'un télescope à tube court et ultra-rapide à f/3,78. 

Que l'appareil sorte cette année ou l'année prochaine, les plans de fabrication d'un télescope ultra-compact et ultra-lumineux d'environ 100 mm d'ouverture sont bel et bien là !

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