Mission Artemis II - Lancement cette nuit vers 00.20 heure française / LIVE UPDATES

Lancement d'Artemis II le 1er Avril 2026
Je vais essayer de vous proposer une couverture continue (autant que possible avec des horaires très tardifs...) de la mission Artemis II, avec des updates en direct, depuis le remplissage en carburant de la fusée SLS au Kennedy Space Center, jusqu’à la récupération du vaisseau Orion après son amerrissage.

Après le lancement réussi du 1er Avril (vers 1h35 heure française) depuis le Kennedy Space Center, la mission Artemis II enchaîne avec un scénario bien réglé sur une dizaine de jours. Voici les prochaines étapes de la mission:

- 24 heures en orbite autour de la Terre: on ne part pas directement vers la Lune. Pendant environ 24 heures, le vaisseau Orion reste autour de la Terre. Il passe d’abord sur une orbite

basse, puis l’étage supérieur le pousse sur une orbite beaucoup plus haute. Une fois séparé, les astronautes vont même piloter Orion “à la main” pour se rapprocher de cet étage. Un test très important pour vérifier que tout est bien contrôlable. En parallèle, on vérifie tout ce qui maintient l’équipage en vie: oxygène, eau, gestion du CO₂… histoire d’être sûr que tout est nickel avant de s’éloigner pour de bon.

- Direction la Lune: ensuite, place au grand départ. Le moteur du module de service s’allume et c’est l’injection vers la Lune. Là, cette fois, c’est fini pour la Terre, cap sur plusieurs jours de voyage dans le vide. Pendant le trajet aller (jours 2 à 4), l’équipage continue les tests, affine la trajectoire si besoin… et surtout, s’éloigne plus que n’importe quel humain auparavant. Oui, record à la clé.

- Autour de la Lune: puis arrive le moment fort: le passage autour de la Lune, vers le 5e jour. Orion passe derrière la face cachée, à un peu plus de 10 000 km de la surface. La gravité lunaire fait tout le boulot : elle “attrape” le vaisseau et le renvoie naturellement vers la Terre. Pas besoin de se mettre en orbite. Et comme à l’époque d’Apollo, silence radio total pendant quelques minutes, le temps de disparaître derrière la Lune.

- le retour: puis, c’est le retour (jours 6 à 10). Le vaisseau file vers la Terre, pendant que l’équipage prépare la rentrée : rangement, vérifications, bouclier thermique… tout doit être prêt.

- Dernière étape: le retour dans l’atmosphère. Juste avant, le module de service est largué. Puis Orion plonge à près de 40 000 km/h (contre environ 28 000 km/h pour les rentrées depuis l'ISS, donc cela sera un vrai test). Là, ça chauffe, jusqu’à environ 2 800 °C. Le bouclier thermique encaisse (il avait subi des dommages sur Artemis I). Ensuite, les parachutes s’ouvrent, ralentissent la descente… et le vaisseau finit par amerrir dans le Pacifique, où des équipes viennent récupérer l’équipage.

Pas d’alunissage pour cette mission. Mais clairement, c’est le test grandeur nature. Celui qui doit prouver que tout est prêt… avant de renvoyer des humains marcher sur la Lune avec Artemis III.

Vous pouvez revoir le direct Youtube du lancement:

Direct du 1er/2 Avril 2026 avant le lancement

Lancement réussi !

Tout est GO pour le lencement -10minutes

Lancement dans 30 minutes..

23h15 = 17h15 local: les ingénieurs ont désormais résolu le problème matériel lié au système de neutralisation en vol (FTS). Ce dysfonctionnement aurait pu empêcher l'envoi d'un signal de destruction de la fusée depuis le sol si celle-ci avait dévié de sa trajectoire pendant l'ascension. Un test de fiabilité a été effectué pour confirmer que l'équipement est opérationnel pour le lancement d'aujourd'hui.

Parallèlement, les techniciens ont terminé la fermeture de l'écoutille du système d'abandon de lancement (Launch Abort System - LAS), une étape essentielle qui garantit que le vaisseau Orion est entièrement scellé et prêt pour le vol. Cette écoutille constitue une barrière de protection supplémentaire pour le module d'équipage, conçue pour protéger les astronautes durant la phase de vol et, si nécessaire, permettre une évacuation rapide en cas d'urgence.

Au cours de cette phase, l'équipe de fermeture a vérifié l'alignement de l'écoutille, engagé les mécanismes de verrouillage et confirmé l'intégrité de la pression. Ces vérifications garantissent que l'écoutille du système d'abandon peut remplir sa fonction sans faille, en maintenant son intégrité structurelle sous les conditions extrêmes du lancement. L'écoutille étant désormais sécurisée, Orion entre dans sa configuration finale pour le décollage, marquant l'un des derniers jalons majeurs avant le lancement.

23h00 = 17h00 local: bien que le compte à rebours pour le lancement d'Artemis II se poursuive, l'Eastern Range (le centre de contrôle de l'espace aérien) a identifié un problème en cours de résolution concernant la communication avec le système de neutralisation en vol (Flight Termination System - FTS).

Le système de neutralisation est un dispositif de sécurité qui permet aux ingénieurs au sol d'envoyer un signal de destruction de la fusée si celle-ci devait dévier de sa trajectoire pendant l'ascension, afin de protéger la sécurité publique. Sans l'assurance que ce système fonctionne correctement, le lancement d'aujourd'hui serait impossible (no-go). Cependant, les ingénieurs ont élaboré une méthode pour vérifier le système et se préparent actuellement à tester cette solution.

22h02 = 16h02 local: les techniciens ont commencé l'installation du panneau de service de l'écoutille du module d'équipage sur le vaisseau Orion, une étape importante des préparatifs finaux du lancement. Ce panneau protège les connexions clés et garantit que la zone de l'écoutille est sécurisée pour le vol.

Dans le cadre des activités de fermeture actuelles, les équipes confirment que tous les systèmes autour de l'écoutille sont correctement scellés et prêts pour la mission.

Une fois la zone de l'écoutille sécurisée, les équipes poursuivront les dernières vérifications et les opérations du compte à rebours sur le pas de tir 39B du Centre spatial Kennedy de la NASA, en Floride, nous rapprochant un peu plus du départ de l'équipage pour ce voyage historique autour de la Lune.

21h39 = 15h39 local: les ingénieurs de la NASA ont procédé aux opérations du mécanisme de contrepoids et effectuent actuellement les tests de décroissance de pression des joints de l'écoutille dans la « White Room » du complexe de lancement 39B. Ces étapes garantissent que l'écoutille d'Orion maintient une intégrité de pression adéquate et que le système de contrepoids fonctionne comme prévu pour les conditions de lancement.

Le mécanisme de contrepoids est un ensemble de haute précision conçu pour compenser le poids de l'écoutille du module d'équipage, permettant aux techniciens de l'ouvrir et de la fermer en douceur sans exercer de contrainte sur la charnière ou le joint. Ce système utilise des ressorts et des amortisseurs calibrés pour maintenir l'alignement et prévenir tout mouvement brusque, ce qui est essentiel pour préserver l'étanchéité à l'air de l'écoutille. Durant cette phase, les techniciens vérifient la répartition de la charge du mécanisme et confirment que ses dispositifs de verrouillage s'engagent correctement sous les charges de lancement simulées.

À la suite de ces ajustements, l'équipe réalise des tests de décroissance de pressurisation des joints, en surveillant toute perte de pression au fil du temps pour confirmer l'intégrité de l'écoutille. Ces vérifications sont vitales pour la sécurité des astronautes, garantissant que la cabine reste sécurisée pendant toutes les phases de la mission.

21h17 = 15h17 local: l'équipe de fermeture d'Artemis II achève actuellement l'une des étapes les plus critiques avant le lancement : la préparation et la fermeture de l'écoutille du module d'équipage du vaisseau Orion. À l'intérieur de la « White Room » du complexe de lancement 39B, l'équipe travaille méticuleusement à l'inspection des joints, à la fixation des attaches et à la vérification de l'étanchéité de l'écoutille.

Ce processus garantit qu'Orion est entièrement pressurisé et prêt pour le vol. Une fois l'écoutille fermée et verrouillée, les quatre astronautes sont officiellement scellés à l'intérieur de leur vaisseau, marquant un jalon majeur sur la route du décollage.


20h31 = 14h31 local: les membres de l'équipage d'Artemis II sont en train de monter à bord du vaisseau Orion pour débuter les tests de communication. Ces vérifications confirment les liaisons vocales entre le centre de contrôle de mission et les systèmes embarqués.

Avant de pénétrer dans le vaisseau qui sera leur foyer pour ce voyage de 10 jours vers la Lune, les quatre coéquipiers ont signé l'intérieur de la « White Room » (la salle blanche). Cette zone, située à l'extrémité du bras d'accès, permet d'entrer dans le véhicule. Le terme « White Room » remonte au programme Gemini de la NASA et, pour honorer cette tradition du vol habité, la pièce est toujours peinte en blanc aujourd'hui.

L'équipe de fermeture (closeout crew) aide actuellement les astronautes à s'installer et à procéder aux derniers préparatifs pour leur périple de près de 1,1 million de kilomètres. Dans le cadre de ce processus, les techniciens assistent les membres d'équipage pour l'ajustement des casques et des gants de leurs combinaisons de survie (OCSS), ainsi que pour leur brêlage sur les sièges d'Orion.

D'ici peu, l'équipe de fermeture scellera les écoutilles du module d'équipage et du système d'abandon de lancement (LAS). La présence d'un seul cheveu dans les joints pourrait compromettre l'étanchéité ; ce processus minutieux peut donc prendre jusqu'à quatre heures. Après les tests de communication, l'équipe a effectué les tests d'étanchéité des combinaisons, une procédure de sécurité vitale garantissant l'intégrité de chaque tenue pressurisée en cas de dépressurisation de la cabine.

20h27 = 14h27 local: avec l'aide de l'équipe de fermeture, l'équipage d'Artemis II ajuste soigneusement casques et gants, finalisant les vérifications d'intégrité des combinaisons avant de s'installer dans Orion.

Cette étape va bien au-delà du cérémonial: elle garantit l'étanchéité parfaite et la disponibilité des communications pour la mission à venir. L'équipe de fermeture joue un rôle crucial en guidant les astronautes à travers ces procédures et en confirmant que chaque connexion est sécurisée avant la fermeture des écoutilles.

20h14 = 14h14 local: les astronautes sont arrivés au complexe de lancement 39B du Centre spatial Kennedy. Le lanceur SLS, surmonté du vaisseau Orion, les y attend pour le départ. L'ouverture de la fenêtre de tir est prévue dans un peu plus de 4 heures, à 18h24 (EDT). Dans les prochaines minutes, l'équipage empruntera l'ascenseur de la tour de service avant de parcourir le bras d'accès climatisé jusqu'à la « White Room », leur dernier arrêt avant de grimper à bord.

Depuis la fin des années 1960, les pas de tir A et B du complexe 39 ont soutenu les programmes spatiaux majeurs de l'Amérique. Le Pad A a été le plus sollicité durant l'ère de la navette spatiale et sert aujourd'hui au programme commercial (SpaceX). Le Pad B, quant à lui, a vu le lancement d'Artemis I en novembre 2022 et demeure le pas de tir principal pour les efforts américains de retour de l'homme sur la Lune.

20h00 = 14h00 local: il y a quelques instants, l'équipage d'Artemis II a entamé la marche que chaque astronaute de la NASA a effectuée depuis Apollo 7 en 1968, se dirigeant vers l'ascenseur puis franchissant les doubles portes du bâtiment Neil A. Armstrong au Centre spatial Kennedy, en Floride.

Avant de quitter la salle d'habillage, l'équipage a réglé une dernière affaire en suspens: une partie de cartes. Selon une tradition de longue date dans le vol spatial, les équipages de la NASA jouent aux cartes avant de quitter leurs quartiers jusqu'à ce que le commandant (dans ce cas l'astronaute Reid Wiseman) perde. On espère qu'en perdant, le commandant épuise toute sa malchance, ne laissant que de la chance pour la mission.

Artemis II est la première mission habitée du programme Artemis. Elle emmènera Wiseman, ses collègues de la NASA Victor Glover et Christina Koch, ainsi que l'astronaute de l'ASC (Agence spatiale canadienne) Jeremy Hansen, pour une mission d'environ 10 jours autour de la Lune avant un retour sur Terre.

Premier vol habité en espace lointain depuis plus de 50 ans, Artemis II devrait envoyer l'équipage plus loin de la Terre que toute autre mission humaine précédente. Elle pourrait battre le record d'environ 400 380 km établi par Apollo 13 lors de sa trajectoire de retour libre. Ce jalon sera atteint lors de la phase de survol lunaire, lorsque l'équipage empruntera une trajectoire de retour libre permettant au vaisseau de contourner la Lune et de revenir vers la Terre sans entrer en orbite lunaire.

Au cours de ce vol d'essai, la NASA testera les systèmes de survie et les opérations critiques en espace lointain, ouvrant la voie aux futurs atterrissages lunaires et à l'exploration de Mars. Après avoir fait leurs adieux à leurs familles et amis, les membres de l'équipage entament maintenant leur trajet de 20 minutes vers le pas de tir 39B du centre Kennedy, où leur vaisseau les attend.

19h36 = 13h36 local: les équipes de sauvetage (Pad Rescue) et l'équipe de fermeture (Closeout Crew) de la NASA sont arrivées au complexe de lancement 39B du Centre spatial Kennedy, en Floride, pour garantir la sécurité et l'état de préparation lors des opérations critiques de remplissage. Ces équipes spécialisées jouent un rôle vital dans la protection du personnel et du matériel tout au long du compte à rebours.

L'équipe de sauvetage sera positionnée pour répondre immédiatement en cas d'urgence, assurant les procédures d'évacuation sécurisées du personnel présent sur le pas de tir. Formée à l'extraction rapide d'équipage et à la lutte contre les incendies, sa présence garantit que la sécurité des astronautes reste la priorité absolue.

L'équipe de fermeture est responsable du verrouillage des écoutilles du module de commande Orion et du système d'abandon de lancement (LAS), de la sécurisation des points d'accès et de l'intégrité de la zone de lancement pendant le chargement des ergols. Leur travail est essentiel pour garantir un environnement sûr aux astronautes avant que le pas de tir ne soit évacué pour les opérations de décollage.

19h15 = 13h15 local: les 4 astronautes revêtent actuellement leurs combinaisons dans les quartiers de l'équipage du bâtiment Neil A. Armstrong Operations and Checkout.

Une équipe de techniciens aide l'équipage à enfiler les combinaisons du système de survie d'Orion (OCSS), conçues sur mesure pour allier mobilité, confort et sécurité maximale. Ces combinaisons orange vif présentent de nombreuses améliorations par rapport à celles de l'ère de la navette spatiale: la couche extérieure est résistante au feu, la fermeture éclair est renforcée pour un habillage plus rapide, et la gestion thermique a été améliorée pour garder les astronautes au frais et au sec.

Le casque, plus léger et résistant, améliore le confort et les communications, tandis que les gants sont plus robustes et compatibles avec les écrans tactiles. Enfin, des bottes mieux ajustées offrent une protection accrue contre le feu et facilitent les mouvements.

Pendant l'habillage, les équipes effectuent des tests d'étanchéité et vérifient que tous les systèmes de survie connectés (air et électricité) fonctionnent nominalement avant le transfert de l'équipage vers le pas de tir 39B.

18h51 = 12h51 local: alors que les équipes de la NASA stabilisent désormais les niveaux d'oxygène liquide de l'étage de propulsion cryogénique intermédiaire (ICPS), tous les étages cryogéniques du lanceur SLS sont passés en mode maintien du plein (replenish). Cela inclut l'étage central et l'étage supérieur, garantissant que les réservoirs d'hydrogène et d'oxygène liquides restent aux niveaux nominaux de vol.

Le mode « replenish » est essentiel pour maintenir des quantités et des pressions d'ergols stables face à l'évaporation naturelle des carburants ultra-froids. Ces ajustements continus maintiennent la fusée parée à l'allumage, que ce soit pour les moteurs RS-25 de l'étage central ou le moteur RL10 de l'étage supérieur, indispensables au lancement et à l'injection trans-lunaire.

Ces étapes coïncident avec l'entrée du compte à rebours dans une pause intégrée de 1 heure et 10 minutes. Cet arrêt programmé permet aux équipes de finaliser les vérifications cruciales des systèmes, de confirmer l'état de préparation au lancement et d'effectuer les derniers ajustements avant l'embarquement de l'équipage et les opérations finales d'avitaillement.

18h40 = 12h40 local: dans le cadre des préparatifs de pré-lancement, les astronautes d'Artemis II ont reçu un dernier briefing météorologique. Ce point météo fournit aux astronautes et aux équipes de mission les dernières conditions sur le pas de tir 39B, les zones de récupération environnantes et les sites d'interruption de vol potentiels le long de la trajectoire d'Artemis II. Des prévisions précises sont vitales pour protéger l'équipage et le matériel. Les responsables météo de la NASA et du Space Launch Delta 45 de l'U.S. Space Force prévoient 80 % de conditions favorables durant la fenêtre de tir.

Parallèlement, les équipes ont entamé le processus de complément de plein (topping) en oxygène liquide (LOX) pour l'étage supérieur. La couverture en direct se poursuit sur la chaîne YouTube de la NASA, et la retransmission complète débutera à 13h00 (EDT) sur NASA+, Amazon Prime et YouTube.

12h23 = 18h23 local: le remplissage rapide de l'oxygène liquide (LOX) est désormais terminé pour l'étage supérieur du SLS. Les équipes ont confirmé que l'étage est en excellent état et procèdent au test de ventilation et de décharge (vent-and-relief). Cette étape permet de vérifier la régulation de la pression avant de passer au complément de plein, puis au maintien du plein.

18h03 = 12h03 local: Les équipes de la NASA maintiennent désormais les niveaux d'oxygène liquide de l'étage central du SLS via le mode maintien du plein (replenish). Cette phase fait suite à l'achèvement du remplissage rapide et du complément de plein, garantissant que l'oxydant reste prêt pour le vol durant tout le décompte final.

17h42 = 11h42 local: le remplissage rapide de l'oxygène liquide (LOX) est en cours pour l'étage de propulsion cryogénique intermédiaire (ICPS). Cette phase charge rapidement l'oxydant après la mise en froid, rapprochant l'étage supérieur de sa configuration finale pour sa mission : propulser Orion en orbite terrestre haute avant le test de démonstration de proximité et l'injection trans-lunaire


17h15 (11h15): les équipes de la NASA ont fait passer le réservoir d'hydrogène liquide de l'étage de propulsion cryogénique intermédiaire (ICPS) en mode maintien du plein (replenish) au cours du compte à rebours d'Artemis II. Cette phase fait suite au succès de l'étape de complément (topping) et garantit que le réservoir reste à ses niveaux nominaux de vol jusqu'au décollage.

Niveau de remplissage:
17h09 (11h09 local): les équipes de la NASA ont entamé la phase de remplissage de complément (topping) du réservoir d'hydrogène liquide (LH2) de l'étage de propulsion cryogénique intermédiaire (ICPS). Cette étape critique intervient après la réussite de la mise en froid et des vérifications des systèmes de ventilation et de décharge (vent-and-relief), garantissant que le réservoir atteigne sa pleine capacité en hydrogène liquide ultra-froid.

16h35 (10h35 local): l'équipe de lancement d'Artemis II a débuté la phase de maintien du plein (replenish) en hydrogène liquide (LH2) pour l'étage central du lanceur SLS.

Le « maintien du plein » est la dernière étape du processus de remplissage. Elle est conçue pour conserver les niveaux corrects de LH2 alors que l'ergol ultra-froid s'évapore naturellement avec le temps. Ce flux continu à faible débit permet de garder les réservoirs au maximum de leur capacité et thermiquement stables, garantissant que la fusée reste parée au décollage.

De la mise en froid au maintien du plein, chaque phase du remplissage est rigoureusement contrôlée pour protéger le matériel et garantir le succès de la mission. Cette étape étant désormais en cours, Artemis II entame sa dernière ligne droite vers le lancement et le prochain grand bond de l'humanité.

16h24 (10h24 local): L'équipe de lancement d'Artemis II a débuté le remplissage de complément (topping) en hydrogène liquide (LH2) pour l'étage central du lanceur SLS.

Le « topping » est le processus consistant à ajouter de faibles quantités de LH2 dans les réservoirs une fois le remplissage rapide terminé. Cette opération garantit que les réservoirs restent à leur capacité maximale, compensant ainsi l'évaporation naturelle (boil-off) de l'ergol ultra-froid. Cette étape est cruciale pour maintenir les niveaux de remplissage précis requis pour le décollage tout en assurant la stabilité thermique du système.

Statut du remplissage 16h21:

15h52 (9h52 local): L'équipe de lancement d'Artemis II est passée au remplissage rapide de l'hydrogène liquide (LH2) pour l'étage de propulsion cryogénique intermédiaire (ICPS), l'étage supérieur du lanceur SLS. Une fois la phase de mise en froid terminée, cette étape permet de charger rapidement le LH2 ultra-froid dans les réservoirs de l'étage supérieur. Cette opération garantit que l'étage est avitaillé et prêt à remplir son rôle fondamental : propulser le vaisseau Orion vers une orbite terrestre haute, étape préalable au test de démonstration des opérations de proximité et à la manœuvre d'injection trans-lunaire (TLI). Le remplissage rapide accélère le processus de chargement des ergols tout en garantissant une sécurité maximale. 

15h36 (9h36 local): l'équipe de lancement d'Artemis II a débuté la mise en froid (chilldown) à l'hydrogène liquide de l'étage de propulsion cryogénique intermédiaire (ICPS), l'étage supérieur du lanceur SLS.

Ce processus refroidit progressivement les conduites de carburant et les composants de l'ICPS aux températures cryogéniques en utilisant de l'hydrogène liquide ultra-froid. Cette étape de mise en froid est essentielle pour prévenir tout choc thermique et garantir que l'étage est correctement conditionné pour le remplissage complet des ergols. En stabilisant le système à ces températures extrêmes, les ingénieurs garantissent un remplissage sûr et efficace de l'étage supérieur, celui-là même qui propulsera la capsule Orion en orbite terrestre haute pour son voyage vers la Lune.

15h25 (9h25 local): Les astronautes de la NASA Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que l'astronaute de l'ASC (Agence spatiale canadienne) Jeremy Hansen, ont officiellement entamé leur journée de lancement. Leur réveil, programmé à 9h25, marque le début des préparatifs finaux pour la mission historique Artemis II autour de la Lune.

15h04 (9h04 local): nous sommes passées à la phase de remplissage rapide de l'hydrogène liquide (LH2) dans l'étage central du lanceur SLS.

Après avoir achevé l'étape de remplissage lent, cette phase permet de charger rapidement le LH2 cryogénique dans les imposants réservoirs de la fusée pour s'approcher de leur capacité maximale. L'hydrogène circule à un débit nettement plus élevé, ce qui réduit le temps total de remplissage tout en garantissant la sécurité, le système ayant déjà atteint son conditionnement thermique optimal.

14h45 (8h45 local): lors des opérations de remplissage, les équipes ont fait passer le système d'oxygène liquide (LOX) de l'étage central du lanceur SLS du remplissage lent au remplissage rapide. Cette phase permet de charger l'oxydant cryogénique à haut débit dans le réservoir, tout en surveillant l'absence de fuites et en maintenant un conditionnement thermique optimal.

Le remplissage rapide du LOX permet de charger en toute sécurité la majeure partie de l'oxydant nécessaire au lancement. Cette étape permet d'amener rapidement le lanceur SLS à ses niveaux de préparation au vol, tout en surveillant étroitement l'état de santé du véhicule

14h35 (8h35 local): le remplissage lent de l’étage central du SLS en hydrogène (LH2) et oxygène (LOX) liquides vient d’être démarré. Cette procédure de mise en froid permet aux structures du lanceur de s'adapter progressivement aux températures extrêmes des ergols cryogéniques. En limitant les contraintes thermiques initiales sur les réservoirs et les conduites, cette étape sécurise le passage imminent vers la phase de remplissage rapide.

13h58 (7h58 du matin - local): l'équipe de lancement effectue actuellement le refroidissement du système de propulsion principal à oxygène liquide sur l'étage central de la fusée SLS (Space Launch System).

13h44 (7h44 local): l’équipe de lancement d’Artemis II est en train de lancer une phase clé: le refroidissement des conduites qui vont transporter l’oxygène liquide (LOX) et l’hydrogène liquide (LH2) dans l’étage central de la fusée SLS.

Avant de remplir la fusée, il faut progressivement amener tout le système à des températures extrêmes. On parle de conditions cryogéniques. Pour ça, les équipes font circuler de l’hydrogène liquide ultra froid dans les conduites et les moteurs, histoire d’éviter tout choc thermique au moment du remplissage. En gros, on “prépare” la fusée à encaisser le froid et le flux massif de carburant qui arrive. Une fois cette étape terminée, les choses sérieuses commencent: d’abord un remplissage lent, très contrôlé… puis un remplissage rapide.

Au total, ce sont près de 700 000 gallons (2,65 millions de litres!) d’oxygène et d’hydrogène liquides qui vont être chargés dans le cœur du SLS.

13h33 (7h33 local): on est ''GO'' pour le remplissage. Charlie Blackwell-Thompson, en charge du lancement d’Artemis II, a donné le feu vert. Les équipes de la NASA s’activent pour charger les ergols dans la fusée SLS. Une étape clé, hyper sensible, où chaque détail compte. On commence par refroidir les lignes d’oxygène et d’hydrogène liquides du cœur de la fusée. Une phase un peu technique, mais indispensable pour préparer le lanceur à encaisser les conditions extrêmes du décollage.

Qu'est-ce que la Mission Artemis 2?

La mission Artemis II, c’est tout simplement le grand retour des humains autour de la Lune, plus de 50 ans après Apollo (voir mon article sur l'exploration spatiale), puis des humains SUR la Lune. 

Concrètement, Artemis II est la première mission habitée du programme Artemis. Quatre astronautes vont décoller à bord de la fusée SLS, depuis le Kennedy Space Center, dans le vaisseau Orion:

  • Reid Wiseman, commandant de la mission
  • Victor Glover, pilote
  • Christina Koch, spécialiste de mission
  • Jeremy Hansen, spécialiste de mission
Artemis II et les 4 astronautes

Le plan est simple (sur le papier en tout cas): faire le tour de la Lune puis revenir sur Terre. Pas d’alunissage prévu cette fois.

La mission doit durer environ 10 jours. Pendant ce temps, l’équipage va tester tout ce qui est crucial pour la suite des missions Artemis: navigation lointaine, systèmes de survie, communications, comportement du vaisseau avec des humains à bord... et donc valider que tout est prêt pour aller plus loin.

Ce “plus loin”, ce sera Artemis III, avec un objectif beaucoup plus ambitieux: reposer des astronautes sur la Lune.

En résumé, Artemis II, c’est la répétition générale avant le grand show !

Pour suivre les dernières infos sur la mission, rendez-vous sur le blog officiel de la NASA


Pourquoi la fusée Artemis II est orange?

La couleur orange de la fusée SLS du programme Artemis n’est pas de la peinture. C’est sa “peau” naturelle.

Ce que nous voyons, c’est en fait de la mousse isolante. Le cœur de la fusée contient de l’hydrogène et de l’oxygène liquides à des températures extrêmes (jusqu’à -253°C). Pour éviter que tout cela se réchauffe (et surtout pour empêcher la formation de glace à l’extérieur) la NASA recouvre le réservoir d’une mousse isolante à base de polyuréthane.

Au départ, elle est jaune clair, mais avec le soleil et les UV sur le pas de tir, elle s’oxyde et prend cette teinte orange/brun assez unique et pas véritablement photogénique. 

Mais alors, pourquoi ne pas les peindre? Une raison simple: le poids.
Au début du programme de la Navette Spatiale (STS-1 et STS-2), les premiers réservoirs étaient peints en blanc pour protéger la mousse. Mais les ingénieurs se sont vite rendu compte que ça ne servait pas à grand-chose, et ils ont donc  arrêté. 

Sur le SLS, c'est la même logique. Ne pas peindre permet d’économiser entre 270 et 450 kg. Et dans le spatial, c’est énorme. Ce poids en moins, c’est du carburant ou du matériel en plus pour aller vers la Lune.

Enfin, il y a une question de sécurité.
Une peinture peut s’écailler au décollage, avec les vibrations et les contraintes. Et le moindre débris peut devenir un projectile. En laissant la mousse “brute”, on élimine ce risque.

Petit détail sympa: les boosters sur les côtés, eux, sont bien blancs. Mais c'est logique car ils utilisent du carburant solide et n'ont donc pas besoin de la même isolation cryogénique. Le blanc sert surtout à réfléchir la chaleur du Soleil et protéger les systèmes internes.


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