DRACO de DwarfLab: 90 mm et le plein de technologies

le DRACO de chez DwarfLab
Le nouveau smart télescope de chez DwarfLab, le DRACO, est maintenant disponible en pré-commande !  Apres une campagne de teasing (trop?) longue et des informations délivrées au compte-goutte, on connait enfin (quasiment) tout sur le Draco disponible en pré-commande.

Les livraisons sont prévues à partir du 5 Novembre. Mais pourquoi ce nouveau télescope est-il si prometteur?

SOMMAIRE
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Des Spécifications de rêve pour le Draco?

C'est avant tout ses spécifications qui font presque rêver. Il a quasiment tout. Alors que l'on pensait Vaonis ou Seestar être les plus proches de lancer un ''gros télescope" (Vaonis l'ayant déjà fait avec leur ancien Stellina), c'est bien DwarfLab qui vient leur faire le sprint final et les passer bien avant la ligne d’arrivée !

Non seulement ils sont bien en avance sur la concurrence mais le futur Seestar S80 semblera ''petit'' par rapport au DRACO de 90 mm d'ouverture. La longueur focale est annoncée à 340 mm ce qui sera donc insuffisant pour faire du planétaire (vous pourrez voir Jupiter en tout petit) mais parfait pour avoir un champ de vision qui ne soit pas trop large et les 90 mm se chargeront de laisser entrer le maximum de lumière: plus de 3 fois plus qu'un télescope de 50 mm ! 

Cette longueur focale de 340 mm est cependant obtenue en ''pliant'' la lumière c'est-à-dire en la faisant voyager à l'intérieur du boitier via des miroirs. Le télescope reste donc compact pour un tel monstre mais sera bien loin d'un Dwarf 3 ou d'un S50Pro

Mais les surprises ne s’arrêtent pas la puisque les grosses nouvelles concernent le capteur. Non seulement le capteur sera refroidi (réduction du bruit thermique donc images plus nettes) mais il sera rotatif. Ceci permet de compenser la rotation de champ en monture azimutal et de garder des étoiles bien alignées. Et si cela ne suffisait pas, une camera supplémentairement servira de guide en temps réel afin de réaliser de micro-corrections si besoin. Bref, le Dwarf DRACO embarque un tas de technologies qui devraient nous donner de belles images bien nettes. Cela signifie aussi que vous n'aurez pas besoin de le passer en mode équatorial (EQ) pour faire des poses jusqu’à 300 secondes (mais il est disponible).

La chaleur du capteur sera également recyclée pour alimenter le système anti-buée intégré. 

En plus d'un capteur téléphoto (dont on ignore encore la nature mais qui pourrait bien etre l'OmniVision OS08B10), le DRACO embarque un capteur grand angle pour réaliser des images plus vastes du ciel, de paysages et de la Voie Lactée...

Le DRACO viendra en 2 versions: 
- la version classique vient avec avec tous les filtres intégrés dans le télescope:  filtre solaire, filtre ''astronomique'' et filtre dual bande.
- la version SHO vient avec un filtre solaire externe mais inclus un filtre supplémentaire (SII/OIII) pour réaliser des palettes Hubble facilement.

Résumé des spécifications du DRACO:
- ouverture de 90 mm !
- f/3,8 donc 340 mm de longueur focale
- capteur OmniVision OV50Q40 de résolution 8192 × 6144 (50 Mpx)
- le capteur sera refroidi ! Cela permettra donc de réduire la chaleur dégagée par celui-ci
- des temps de pose jusqu’à 300 secondes
- poids 5,5 kg
- 128 Go de stockage interne
- capteur CMOS qui pivote sur son propre axe à l'intérieur de la caméra pour compenser la rotation de champ
- un système de guidage en temps réel pour faire des micro-corrections
- champ de vision natif de 1.87° x 1.05°
- Le Draco sera également muni d'un système anti-buée intégré  
- fonctionne de -20°C à 45°C
- filtre solaire intégré (en externe sur la version SHO)
- filtre SII/OIII intégré à la version SHO pour réaliser simplement des palettes Hubble
- deuxième objectif grand angle: Omnivision OV50E40 
- le DRACO sera livré avec un trépied en aluminium

En terme de taille, l'image ci-dessous montre un prototype placé à côté des ses principaux concurrents:

En termes de dimensions, le Draco sera moins encombrant qu'un Vespera: 38,5 x 19,6 x 13,3 cm alors que les Vespera font 48 x 20 x 9 cm. Le Draco est donc environ 10 cm moins haut, aussi ''long'' et 4 centimètre plus large. 

Ce qui signifie qu'il sera encore transportable dans un sac à dos classique (puisque je transportais mon Vespera dans le sac à dos Vaonis, de taille classique, en cabine), alors que le Stellina (80/400 donc comparable au Draco) logeait dans un énorme sac qui ne passe pas du tout en cabine. Cette facilite de transport serait un énorme avantage, en plus des spécifications du Draco. Son poids sera de 5,5 kg donc bien équivalent à un Vespera qui loge et se transporte dans un sac à dos. 

Verdict: ✅ACHAT CONSEILLÉ

Dépêchez-vous les stocks de la version Standard sont déjà épuisés ! Pas grave,jJe vous conseille vivement la version SHO qui vous permettra d'avoir un filtre solaire externe (plutôt qu'en interne) mais surtout l'option de réaliser facilement des palettes Hubble, tout en pouvant utiliser le Dual Band classique de façon indépendante. 

Je l'ai déjà commandé et vous savez ce qui m'a convaincu? Nous venons d'avoir les fichiers FITS de la nébuleuse du Voile Est et après traitement simple via Astrowizard, voici ce que j'ai obtenu (cliquez pour agrandir):
Et voici un comparatif avec mon image avec le Seestar S50Pro (que j'adore - mais il faut avouer que le Draco sera dans une catégorie bien supérieure!) 

Comparatif: Nébuleuse du Voile:
- S50 Pro: 1h15, Bortle 5
- Dwarf Draco: 2h45, Bortle 3
Le résultat est attendu puisque le Draco est bien supérieur en termes de spécifications, bénéficie d'une meilleure qualité de ciel (Bortle 3 vs 5) et d'un plus long temps d'acquisition plus important MAIS cette image démontre les capacités exceptionnelles du Dwarf DRACO et confirme enfin tout son potentiel ! Le niveau de détail et la finesse de l'image sont incroyables et dépassent largement tous les smart telescopes actuels. 

Le Dwarf Draco va donner une véritable claque à la concurrence et certains ne s'en remettront pas...

Quelle Version du DRACO choisir?

Le Draco sera disponible en deux versions différentes:
- une version ''Standard'' qui sera le choix idéal pour la très grande majorités des acheteurs et qui inclura (en interne!) tous les filtres nécessaires: filtre solaire, filtre anti-pollution et filtre dual band notamment. Et tout ceci au tarif de 1499 euros. C'est l’édition vers laquelle la plupart des astronomes amateurs devraient se diriger.
- une version SHO (Sulfure II, Hydrogen-alpha (Hα), Oxygen III (OIII) qui permettra de faire des palettes Hubble sur les nébuleuses pour 1699 euros en ajoutant un filtre SHO supplémentaire en interne (et le filtre solaire passe en externe). Cette édition pour 170 euros de plus peut valoir le coup pour réaliser des palettes Hubble qui sont vraiment attrayantes ! Mais attention, il s'agit de deux filtres séparés qui vont alterner pour acquérir les données dans les différentes bandes. Il vous faudra de nombreuses heures d'acquisition avec chacun des filtres pour obtenir une image intéressante en palette Hubble (comptez 5h avec le filtre dual band SII/OIII et 5h avec le filtre Hα/OIII). Donc soyez bien sur d'aller sur cette version si vous savez que vous allez pouvoir faire de longues nuits d'observation. La séparation des canaux et l'attribution est réalisée par le télescope pour réaliser une palette Hubble.

Filtres intégrésStandardSHO
Anti-pollutionYesYes
Dark-frameYesYes
Narrowband (DB) Hα+OIIIYesYes
Narrowband (SHO) SII+OIIINoYes
SolaireYesExterne
Price1 499 €1 669 €

Quel Prix pour le DRACO?

On connait désormais le prix des deux versions du DRACO:
- Version Standard à 1499 euros  1399 euros en pré-commande jusqu'au 14 Septembre 
- Versions SHO à 1669 euros 1569 euros en pré-commande jusqu'au 14 Septembre 

Les livraisons devraient avoir lieu à partir du 5 Novembre.

Champ de vision du DRACO

Ces captures nous permettent aussi de voir le champ de vision:
- un champ telephoto  de 1,65° × 1,24° idéal pour les petites cibles, comme on le voit avec M33 ci-dessus - à titre de comparaison, le champ de vision du Dwarf 3 est de 2.93° x 1.65°
Champ de vision du Draco et du Dwarf 3
Et si nous comparons au champ de vision du S50 Pro, voici le Draco en Jaune qui aura un net avantage sur les petites cibles:
Comparaison des champs de vision du Draco et du Seestar S50 Pro
Voici ce que cela donne pour M51, encore une fois idéal:
Champ de vision du Dwarf Draco sur M51

Le Dwarf Draco sera également idéal pour la Lune, le Soleil et même les plus grosses planètes. Voici le champ de vision du Draco pour visionner la Lune (ci-dessous) et le Soleil loge parfaitement aussi.
Champ de vision du Draco pour la Lune
Le Dwarf Draco s'annonce même incroyablement efficace pour du mode Lunaire - voici une véritable image issue du Draco et traitée après un empilement de seulement 14 images! 

Vous pourrez aussi faire quelques images de Jupiter et distinguer (mais en très petit) les anneaux de Saturne. Cependant ne vous attendez pas à quelque chose d'exceptionnel, ce sera de cet ordre:
Saturne avec le Dwarf Draco
Quand au plan large du Draco, voici ce que cela donnerait en natif (image ci-dessous) avec un champ de 73.2° x 58.2°. 

Est-ce que le Darco proposera comme les Seestar Pro une mosaïque afin d'agrandir ce champ et prendre toute la voie lactée? Nous n'en savons rien pour le moment. On espère l’arrivée d'un mode d;assemblage panoramique automatique sur tous les modèles de chez Dwarflab.

Comment faire tenir 340 mm dans seulement 145 mm?

Le véritable tour de force de cette conception n’est finalement pas sa focale de 340 (ou 342) mm. Le plus intéressant est de réussir à faire tenir un trajet optique de cette longueur dans un boîtier qui ne mesure que 145 mm, soit moins de la moitié de la focale.

Avec une lunette réfractive classique, c’est tout simplement impossible. La longueur du tube doit être proche de la focale: un objectif de 340 mm nécessite donc un encombrement conséquent. Ici, les concepteurs ont choisi de "plier" le trajet de la lumière à l’intérieur du boîtier.

La lumière commence par être réfléchie vers l’arrière par le miroir primaire. Elle est ensuite renvoyée vers l’avant par un petit miroir secondaire situé à l’arrière de l’élément frontal, avant de repartir une nouvelle fois vers l’arrière et de traverser une ouverture au centre du miroir primaire pour atteindre finalement le capteur. La lentille divergente intervient ensuite pour compléter le travail optique.

Ce jeu de miroirs permet donc de faire parcourir à la lumière un chemin beaucoup plus long que ne le laisse penser la taille du boîtier. C’est ce qui permet d’obtenir une focale de 340 mm dans seulement 145 mm de longueur physique.

Bien entendu, cette compacité a un prix. Le miroir secondaire se trouve directement sur le trajet optique et crée donc une obstruction centrale. D'après les chiffres du brevet, son diamètre représente entre 30 et 45 % de celui de l’élément frontal. Cette obstruction réduit donc légèrement la quantité de lumière effectivement collectée et peut également entraîner une petite perte de contraste par rapport à une lunette réfractive non obstruée de même diamètre. Au final cela correspond à une ouverture de 80,6 mm en prenant en compte l'obstruction centrale.

Mais il faut relativiser ce point: l’obstruction centrale n’est absolument pas une particularité de cette conception. Tous les systèmes utilisant un miroir secondaire placé dans le trajet de la lumière doivent composer avec ce phénomène. C’est notamment le cas de nombreux télescopes réflecteurs, comme les astrographes Ritchey-Chrétien, dont l’obstruction centrale se situe généralement autour de 36 à 47 %.

Autrement dit, le brevet ne fait pas apparaître ici un problème inédit. La véritable prouesse consiste plutôt à réussir à intégrer cette architecture optique complexe dans un boîtier aussi court.
 
Le fait de replier le trajet optique apporte toutefois d'autres défis techniques.

Les miroirs primaire et secondaire doivent rester parfaitement alignés malgré les variations de température. Le brevet évoque des situations pouvant représenter jusqu'à 40 °C d'écart entre un garage chaud et une utilisation en extérieur par temps froid. À ces niveaux de variation, même de très petits déplacements des éléments optiques peuvent avoir des conséquences sur la qualité de l'image.

La fabrication est également plus complexe que celle d'une simple lunette réfractive. Ici, plusieurs surfaces réfléchissantes et réfractives doivent fonctionner ensemble avec une grande précision. Les différentes tolérances de fabrication peuvent donc s'accumuler plus rapidement.

Cela ne veut évidemment pas dire que le système ne fonctionne pas. C'est simplement le genre de problème que les concepteurs doivent résoudre lorsqu'ils cherchent à faire entrer une longue focale dans un volume extrêmement réduit. Et c'est justement pour cette raison que le brevet détaille assez largement la manière dont ces différents compromis sont gérés.

Les chiffres présentés dans le brevet sont d'ailleurs assez intéressants et présentent des performances optiques plutôt ambitieuses.

Celui-ci annonce une illumination relative de 98,29 % sur les bords du champ. Dit plus simplement, cela signifie que la luminosité reste extrêmement homogène sur l'image: même dans les coins, on conserve près de 98 % de la luminosité mesurée au centre.

Pour une optique aussi compacte, avec une focale de 340 mm enfermée dans seulement 145 mm et un trajet optique replié, c'est loin d'être anodin.

Le véritable intérêt de cette conception est donc moins de chercher à réinventer le télescope que de résoudre un problème très concret: comment obtenir une longue focale sans avoir à transporter un tube de 340 mm de long? Et sur le papier, le brevet semble avoir trouvé une solution particulièrement efficace à ce problème.

Pourquoi le Draco est un excellent smart télescope? Peut être même le meilleur...

- 90 mm: plus grosse ouverture depuis le Stellina:
Si on met à part les Unistellar (pas fait pour l'astrophoto) et le Ceslestron Origin (qui sont de toute façon sont dans une gamme de prix réservée à une niche), c'est la plus grosse ouverture depuis le Stellina de Vaonis qui offrait 80 mm d'ouverture. Depuis, le marché des smart telescopes se concentrait principalement sur des ouvertures en 30 et 50 mm. Le Draco change donc complètement la donne avec ses 90 mm !

- Capteur refroidi et rotatif:
L'avantage principal d'un capteur refroidi sur un smart télescope réside dans la réduction drastique du bruit thermique (bruit de fond), ce qui améliore considérablement la qualité des images. Lorsque le capteur d'un appareil photo ou d'un télescope fonctionne, il chauffe, ce qui génère des pixels parasites (points chauds et bruit thermique) sur l'image, surtout lors des poses longues. En abaissant et en régulant la température du capteur, le refroidissement élimine quasi-totalement ces défauts.

Vous obtenez donc des images plus nettes et un meilleur contraste. Le fond du ciel apparaît beaucoup plus noir et propre, ce qui permet de faire ressortir des détails très faibles ou diffus qui seraient noyés dans le bruit thermique sur un capteur non refroidi. Un capteur refroidi est particulièrement utile pour les poses longues... et le Draco permettra des temps de pose jusqu’à 300 secondes!

- Des poses jusqu’à 300 secondes !
Par ailleurs le capteur CMOS lui-même pivotera sur son propre axe à l'intérieur de la caméra afin de compenser la rotation de champ inhérente aux montures azimutales (il y a tout de même une option pour mettre l'appareil en mode EQ). En faisant tourner le capteur millimètre par millimètre en temps réel, les étoiles restent parfaitement alignées sur les pixels sans traînées, permettant des poses unitaires longues (jusqu'à 300 secondes annoncées).

La lunette ''guide'' intégrée viendra compléter ce dispositif afin de réaliser les derniers ajustements nécessaires. C'est un second petit système optique (une sorte de capteur secondaire dédié) intégré directement dans le corps de l'instrument. Ainsi, cette 'caméra' surveillera une étoile témoin en permanence et enverra des micro-corrections aux moteurs de la monture si le télescope bouge ou dévie (à cause du vent, des engrenages, etc.).  Le Draco intégrera ce système directement en interne. La mini-lunette guide surveille le ciel en continu et corrige les imperfections de suivi de la monture à la volée, garantissant des étoiles bien rondes et piquées, même sur des poses de 5 minutes.

- Avantage sur les petites cibles:
Pour une raison essentielle: son champ de vision natif de 1.65° x 1.24° qui le placerait parmi les plus étroits du marche et serait (enfin) un revirement de tendance qui viendrait arrêter la course au champ de vision large que l'on a vu avec le S30Pro notamment.
 
Cela ferait du Draco un outil très performant sur de petites cibles et notamment la plupart des galaxies, mais aussi les petites nébuleuse planétaires comme M27 ci-dessous.
Champ de vision du Draco sur M27
Avec un champ natif (téléobjectif) plus réduit et une échelle de pixels plus fine, Draco devrait être particulièrement à l’aise sur les objets compacts présentant une forte luminosité surfacique. Et ce n’est pas le seul avantage puisque son ouverture plus importante devrait également apporter un véritable gain en sensibilité. Les nébuleuses planétaires ou les amas globulaires devraient ainsi faire partie des grands gagnants. 

Même constat pour la nébuleuse du Croissant et la nébuleuse de la Bulle, qui mesurent toutes deux environ 20 minutes d’arc. Elles rempliraient une portion sensiblement plus importante du cadre avec le téléobjectif du Draco.

Le cas de M51 est aussi intéressant puisque la galaxie du Tourbillon et sa petite compagne s'étendent sur environ 11 minutes d’arc au total: elles tiendraient donc largement dans le champ de Draco, tout en profitant d’une échelle de pixels plus fine. On devrait ainsi pouvoir distinguer davantage de détails dans leur structure qu’avec par exemple le Dwarf 3.

Pour les objets beaucoup plus étendus (les grandes nébuleuses par exemples), le bilan est évidemment moins favorable.

La région complète des Piliers de la Création et de l’amas de M16, qui occupe déjà une bonne partie du champ du Dwarf 3, demanderait un cadrage beaucoup plus précis avec Draco.

Et pour un objet aussi vaste que la galaxie d’Andromède, son grand axe dépasserait largement le champ disponible. Une mosaïque serait donc probablement nécessaire. Le Dwarf 3 resterait ici plus polyvalent grâce à son champ plus large.

Autrement dit, Draco ne chercherait pas forcément à remplacer le Dwarf3 sur les objets les plus vastes. Son intérêt serait plutôt de proposer une approche différente: moins de ciel autour de la cible, davantage de résolution et plus de sensibilité pour les objets compacts, tout en conservant une caméra grand angle capable de faciliter le repérage et le cadrage.

Ce que les images qui ont fuité révèlent

On a déjà quelques images très impressionnantes réalisées avec le DRACO et traitées bien sur:

En palette Hubble avec la Version SHO:

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Une photo comparative du DRACO avec le reste de la gamme DwarfLab. On se rend bien compte de la taille de l'engin...

La Campagne de Teasing du DRACO

Tout avait commencé avec une annonce et un teasing au NEAF 2026 ou DwarfLab promettait tout simplement un ''télescope plus gros avant la fin de l’année''... sans plus de précisions. 

Puis peu de temps après a fait surface un brevet chinois enregistré par TinyPhoton, la branche spécialisée en Recherche & Développement de DwarfLab. Celui-ci décrivait très précisément trois prototypes de telescopes  avec des ouvertures allant de 90 a 98 mm et des longueurs focales de 340 à 540 mm.

Ce sont ensuite des testeurs de la version beta de l'application DwarfLab qui ont détecté dans l'Atlas un nouveau modèle clairement nommé: DRACO ! Ces captures laissaient bien apparaître le champ de vision de ce futur modèle qui semblait plutôt restreint (voir image ci-dessous).
Le DRACO mentioné dans la version beta de l'application DwarfLab

Dans le même temps, en creusant dans les fichiers APK de leur application mobile, j'ai également trouvé le Draco au milieu d'autres futurs modèles. 
Draco dans l'apk de l'app DwarfLab
Bref, les indices s'accumulaient largement avant la confirmation finale, tombée le 24 Août (la veille de la sortie du S50 Pro... bizarre!): des images ! 
Premières images du Draco

Voici les quelque images de promotion qui avaient été révélées petit à petit et avaient annoncé une sortie prochaine:

Sur la photo en haut à gauche: 
- 90毫米更大光圈 : 90 mm plus grande ouverture
- 更深邃的光线捕捉: plus profonde capture de lumière

en haut à droite:
- 星空下的更多自由: plus de liberté sous le ciel étoilé

en bas à gauche: 
- 德拉科 : Draco 
- 即将到来 : À venir prochainement

en bas à droite:
- 为宇宙探索者打造的: conçu pour les explorateurs cosmiques 
- 杰作 : chef-d'œuvre 
- 延长拍摄时间: Pprolonger le temps de prise de vue
- 展现更细微的细节。: révéler des détails plus fins

17 commentaire(s) :

Anonyme a dit…

A voir pour les images ?

Pr. Dr. R. Raynal a dit…

Il n'y a que deux petits problèmes avec ce type de réflecteur:
- l'obstruction centrale fait que la surface collectrice devrait approcher 19 cm2 seulement (c'est celui d'une lentille de 6 cm seulement...). Bien entendu, la résolution, elle, qui dépend du diamètre et non de la surface, sera plus importante sur le draco (et le champ limité est alors un gros avantage)
- qui dit télescope dit (forcément), collimation à un moment ou à un autre... Comment cela sera t'il géré ? Mystère...

GF a dit…

@Pr Dr. R Raynal: en effet, je parle de ce miroir secondaire qui créé une obstruction centrale ''Comment faire tenir 340 mm dans seulement 145 mm?''

Il n'y aura pas de collimation. Aucun smart télescope (sauf Unistellar mais c est un cas tres special - et leur Odyssey n'en a pas besoin) ne demande a faire de collimation. Tout est pre-regle et le systeme est prevu pour ne pas bouger... mais en effet, et comme je le dis dans l'article, cela ajoute de la complexite de fabrication..

Pr. Dr. R. Raynal a dit…

Le Draco est un maksutok avec une barlow intégrée. Les "mak" sont en effet renommés pour ne pas avoir besoin de colimation (les puristes vous diront qu'à la longue tout instrument est censé en avoir besoin), donc en effet, sur la durée de vie de l'instrument, pas de colimation à prévoir. Je m'étais avancé trop vite.
Le pouvoir séparateur d'un Draco devrait être de 1,3 ", là un un seestar S50 a 2,4" et un celestron origin 0,8" (sachant que l'atmosphère limite bien souvent à 1" d'arc la résolution effective "sur le ciel").

Anonyme a dit…

Hello. Could you please consider giving content and image credit in your article. It seems you used images and information I created and posted on my blog: https://dwarfastro.com/2026/08/04/dwarflab-draco-evidence-convergence-analysis/. Thank you.

GF a dit…

the images are available on multiple sites, forums, facebook. Then I wrote about this telescope long before your article here for example (you can see some comments from June): https://www.astronotrip.fr/2026/06/dwarflab-prepare-un-telescope-de-100-mm.html

Anonyme a dit…

Why produce two versions, one with color cmos and the other with monochrome, when SHO can be imaged with two filters (Ha/O3 and O3/S2) on a color cmos ? As all smart telescopes, Draco will have Ha/O3. Needs just one filter more to produce beautiful SHO pictures, with only two stacks.

GF a dit…

yes I have the same question... why produce 2 versions and increase costs when you could just produce an external filters and sell it separately. If it's confirmed it's a really strange decision for this Draco..

Anonyme a dit…

Pourquoi ecrivez-vous que les unistellars ne sont pas fait pour l'astro-photo?

GF a dit…

parce que les Unistellar produisent les pires images du marche et que cela est largement connu - d ou les grosses difficultés financières auxquelles ils font face

Anonyme a dit…

Bonjour pourra t on faire une observation de
La lune (ou du soleil) complète avec le Draco au vu de son champ de
Vision ?

GF a dit…

Oui le champ de vision du Draco est de 1,65° × 1,24° donc ca passe largement pour la Lune/Soleil. Ca logeait tout juste avec mon Stellina qui faisait: 1° x 0,7°

GF a dit…

j'ai rajoute une image de la Lune trouvée chez un testeur.. incroyable ! Et j ai mis le champ de vision, ca loge parfaitement !

Anonyme a dit…

Ai-je tort de penser qu'avec la version SHO, je suppose que l'on peut utiliser aussi uniquement le filtre dual-band H+O si l'on est pressé ? Merci

GF a dit…

oui c est également ce que j'ai compris - on peut utiliser le dual band ''standard'' seul. Je vais quand meme confirmer aupres de DwarfLab car ca n'est pas 100% clair

Pyxidis a dit…

Par rapport à l'obstruction centrale qui serait de 40 mm, cela nous donne au final pour 90 mm de diamètre total, un diamètre équivalent résultant d'environ 80,6 mm. L'obstruction représente environ 1/5 de la surface totale.

GF a dit…

tout a fait -les 80.6 mm sont mentionnés dans l'article

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