SOMMAIRE
Des Spécifications de rêve pour le Draco?
Verdict: ✅ACHAT CONSEILLÉ
Comparatif: Nébuleuse du Voile:
- S50 Pro: 1h15, Bortle 5
- Dwarf Draco: 2h45, Bortle 3
Le résultat est attendu puisque le Draco est bien supérieur en termes de spécifications, bénéficie d'une meilleure qualité de ciel (Bortle 3 vs 5) et d'un plus long temps d'acquisition plus important MAIS cette image démontre les capacités exceptionnelles du Dwarf DRACO et confirme enfin tout son potentiel ! Le niveau de détail et la finesse de l'image sont incroyables et dépassent largement tous les smart telescopes actuels.
Quelle Version du DRACO choisir?
Quel Prix pour le DRACO?
Champ de vision du DRACO
Comment faire tenir 340 mm dans seulement 145 mm?
Le véritable tour de force de cette conception n’est finalement pas sa focale de 340 (ou 342) mm. Le plus intéressant est de réussir à faire tenir un trajet optique de cette longueur dans un boîtier qui ne mesure que 145 mm, soit moins de la moitié de la focale.Avec une lunette réfractive classique, c’est tout simplement impossible. La longueur du tube doit être proche de la focale: un objectif de 340 mm nécessite donc un encombrement conséquent. Ici, les concepteurs ont choisi de "plier" le trajet de la lumière à l’intérieur du boîtier.
La lumière commence par être réfléchie vers l’arrière par le miroir primaire. Elle est ensuite renvoyée vers l’avant par un petit miroir secondaire situé à l’arrière de l’élément frontal, avant de repartir une nouvelle fois vers l’arrière et de traverser une ouverture au centre du miroir primaire pour atteindre finalement le capteur. La lentille divergente intervient ensuite pour compléter le travail optique.
Ce jeu de miroirs permet donc de faire parcourir à la lumière un chemin beaucoup plus long que ne le laisse penser la taille du boîtier. C’est ce qui permet d’obtenir une focale de 340 mm dans seulement 145 mm de longueur physique.
Bien entendu, cette compacité a un prix. Le miroir secondaire se trouve directement sur le trajet optique et crée donc une obstruction centrale. D'après les chiffres du brevet, son diamètre représente entre 30 et 45 % de celui de l’élément frontal. Cette obstruction réduit donc légèrement la quantité de lumière effectivement collectée et peut également entraîner une petite perte de contraste par rapport à une lunette réfractive non obstruée de même diamètre. Au final cela correspond à une ouverture de 80,6 mm en prenant en compte l'obstruction centrale.
Mais il faut relativiser ce point: l’obstruction centrale n’est absolument pas une particularité de cette conception. Tous les systèmes utilisant un miroir secondaire placé dans le trajet de la lumière doivent composer avec ce phénomène. C’est notamment le cas de nombreux télescopes réflecteurs, comme les astrographes Ritchey-Chrétien, dont l’obstruction centrale se situe généralement autour de 36 à 47 %.
Autrement dit, le brevet ne fait pas apparaître ici un problème inédit. La véritable prouesse consiste plutôt à réussir à intégrer cette architecture optique complexe dans un boîtier aussi court.
Le fait de replier le trajet optique apporte toutefois d'autres défis techniques.
Les miroirs primaire et secondaire doivent rester parfaitement alignés malgré les variations de température. Le brevet évoque des situations pouvant représenter jusqu'à 40 °C d'écart entre un garage chaud et une utilisation en extérieur par temps froid. À ces niveaux de variation, même de très petits déplacements des éléments optiques peuvent avoir des conséquences sur la qualité de l'image.
La fabrication est également plus complexe que celle d'une simple lunette réfractive. Ici, plusieurs surfaces réfléchissantes et réfractives doivent fonctionner ensemble avec une grande précision. Les différentes tolérances de fabrication peuvent donc s'accumuler plus rapidement.
Cela ne veut évidemment pas dire que le système ne fonctionne pas. C'est simplement le genre de problème que les concepteurs doivent résoudre lorsqu'ils cherchent à faire entrer une longue focale dans un volume extrêmement réduit. Et c'est justement pour cette raison que le brevet détaille assez largement la manière dont ces différents compromis sont gérés.
Les chiffres présentés dans le brevet sont d'ailleurs assez intéressants et présentent des performances optiques plutôt ambitieuses.
Celui-ci annonce une illumination relative de 98,29 % sur les bords du champ. Dit plus simplement, cela signifie que la luminosité reste extrêmement homogène sur l'image: même dans les coins, on conserve près de 98 % de la luminosité mesurée au centre.
Pour une optique aussi compacte, avec une focale de 340 mm enfermée dans seulement 145 mm et un trajet optique replié, c'est loin d'être anodin.
Le véritable intérêt de cette conception est donc moins de chercher à réinventer le télescope que de résoudre un problème très concret: comment obtenir une longue focale sans avoir à transporter un tube de 340 mm de long? Et sur le papier, le brevet semble avoir trouvé une solution particulièrement efficace à ce problème.
Pourquoi le Draco est un excellent smart télescope? Peut être même le meilleur...
Vous obtenez donc des images plus nettes et un meilleur contraste. Le fond du ciel apparaît beaucoup plus noir et propre, ce qui permet de faire ressortir des détails très faibles ou diffus qui seraient noyés dans le bruit thermique sur un capteur non refroidi. Un capteur refroidi est particulièrement utile pour les poses longues... et le Draco permettra des temps de pose jusqu’à 300 secondes!
La lunette ''guide'' intégrée viendra compléter ce dispositif afin de réaliser les derniers ajustements nécessaires. C'est un second petit système optique (une sorte de capteur secondaire dédié) intégré directement dans le corps de l'instrument. Ainsi, cette 'caméra' surveillera une étoile témoin en permanence et enverra des micro-corrections aux moteurs de la monture si le télescope bouge ou dévie (à cause du vent, des engrenages, etc.). Le Draco intégrera ce système directement en interne. La mini-lunette guide surveille le ciel en continu et corrige les imperfections de suivi de la monture à la volée, garantissant des étoiles bien rondes et piquées, même sur des poses de 5 minutes.
Même constat pour la nébuleuse du Croissant et la nébuleuse de la Bulle, qui mesurent toutes deux environ 20 minutes d’arc. Elles rempliraient une portion sensiblement plus importante du cadre avec le téléobjectif du Draco.
Le cas de M51 est aussi intéressant puisque la galaxie du Tourbillon et sa petite compagne s'étendent sur environ 11 minutes d’arc au total: elles tiendraient donc largement dans le champ de Draco, tout en profitant d’une échelle de pixels plus fine. On devrait ainsi pouvoir distinguer davantage de détails dans leur structure qu’avec par exemple le Dwarf 3.
Pour les objets beaucoup plus étendus (les grandes nébuleuses par exemples), le bilan est évidemment moins favorable.
La région complète des Piliers de la Création et de l’amas de M16, qui occupe déjà une bonne partie du champ du Dwarf 3, demanderait un cadrage beaucoup plus précis avec Draco.
Et pour un objet aussi vaste que la galaxie d’Andromède, son grand axe dépasserait largement le champ disponible. Une mosaïque serait donc probablement nécessaire. Le Dwarf 3 resterait ici plus polyvalent grâce à son champ plus large.
Autrement dit, Draco ne chercherait pas forcément à remplacer le Dwarf3 sur les objets les plus vastes. Son intérêt serait plutôt de proposer une approche différente: moins de ciel autour de la cible, davantage de résolution et plus de sensibilité pour les objets compacts, tout en conservant une caméra grand angle capable de faciliter le repérage et le cadrage.
Ce que les images qui ont fuité révèlent
On a déjà quelques images très impressionnantes réalisées avec le DRACO et traitées bien sur:
La Campagne de Teasing du DRACO
Puis peu de temps après a fait surface un brevet chinois enregistré par TinyPhoton, la branche spécialisée en Recherche & Développement de DwarfLab. Celui-ci décrivait très précisément trois prototypes de telescopes avec des ouvertures allant de 90 a 98 mm et des longueurs focales de 340 à 540 mm.
Dans le même temps, en creusant dans les fichiers APK de leur application mobile, j'ai également trouvé le Draco au milieu d'autres futurs modèles.
Voici les quelque images de promotion qui avaient été révélées petit à petit et avaient annoncé une sortie prochaine:
Sur la photo en haut à gauche:
- 90毫米更大光圈 : 90 mm plus grande ouverture
- 更深邃的光线捕捉: plus profonde capture de lumière
en bas à gauche:
- 即将到来 : À venir prochainement
en bas à droite:
- 杰作 : chef-d'œuvre
- 延长拍摄时间: Pprolonger le temps de prise de vue
















17 commentaire(s) :
A voir pour les images ?
Il n'y a que deux petits problèmes avec ce type de réflecteur:
- l'obstruction centrale fait que la surface collectrice devrait approcher 19 cm2 seulement (c'est celui d'une lentille de 6 cm seulement...). Bien entendu, la résolution, elle, qui dépend du diamètre et non de la surface, sera plus importante sur le draco (et le champ limité est alors un gros avantage)
- qui dit télescope dit (forcément), collimation à un moment ou à un autre... Comment cela sera t'il géré ? Mystère...
@Pr Dr. R Raynal: en effet, je parle de ce miroir secondaire qui créé une obstruction centrale ''Comment faire tenir 340 mm dans seulement 145 mm?''
Il n'y aura pas de collimation. Aucun smart télescope (sauf Unistellar mais c est un cas tres special - et leur Odyssey n'en a pas besoin) ne demande a faire de collimation. Tout est pre-regle et le systeme est prevu pour ne pas bouger... mais en effet, et comme je le dis dans l'article, cela ajoute de la complexite de fabrication..
Le Draco est un maksutok avec une barlow intégrée. Les "mak" sont en effet renommés pour ne pas avoir besoin de colimation (les puristes vous diront qu'à la longue tout instrument est censé en avoir besoin), donc en effet, sur la durée de vie de l'instrument, pas de colimation à prévoir. Je m'étais avancé trop vite.
Le pouvoir séparateur d'un Draco devrait être de 1,3 ", là un un seestar S50 a 2,4" et un celestron origin 0,8" (sachant que l'atmosphère limite bien souvent à 1" d'arc la résolution effective "sur le ciel").
Hello. Could you please consider giving content and image credit in your article. It seems you used images and information I created and posted on my blog: https://dwarfastro.com/2026/08/04/dwarflab-draco-evidence-convergence-analysis/. Thank you.
the images are available on multiple sites, forums, facebook. Then I wrote about this telescope long before your article here for example (you can see some comments from June): https://www.astronotrip.fr/2026/06/dwarflab-prepare-un-telescope-de-100-mm.html
Why produce two versions, one with color cmos and the other with monochrome, when SHO can be imaged with two filters (Ha/O3 and O3/S2) on a color cmos ? As all smart telescopes, Draco will have Ha/O3. Needs just one filter more to produce beautiful SHO pictures, with only two stacks.
yes I have the same question... why produce 2 versions and increase costs when you could just produce an external filters and sell it separately. If it's confirmed it's a really strange decision for this Draco..
Pourquoi ecrivez-vous que les unistellars ne sont pas fait pour l'astro-photo?
parce que les Unistellar produisent les pires images du marche et que cela est largement connu - d ou les grosses difficultés financières auxquelles ils font face
Bonjour pourra t on faire une observation de
La lune (ou du soleil) complète avec le Draco au vu de son champ de
Vision ?
Oui le champ de vision du Draco est de 1,65° × 1,24° donc ca passe largement pour la Lune/Soleil. Ca logeait tout juste avec mon Stellina qui faisait: 1° x 0,7°
j'ai rajoute une image de la Lune trouvée chez un testeur.. incroyable ! Et j ai mis le champ de vision, ca loge parfaitement !
Ai-je tort de penser qu'avec la version SHO, je suppose que l'on peut utiliser aussi uniquement le filtre dual-band H+O si l'on est pressé ? Merci
oui c est également ce que j'ai compris - on peut utiliser le dual band ''standard'' seul. Je vais quand meme confirmer aupres de DwarfLab car ca n'est pas 100% clair
Par rapport à l'obstruction centrale qui serait de 40 mm, cela nous donne au final pour 90 mm de diamètre total, un diamètre équivalent résultant d'environ 80,6 mm. L'obstruction représente environ 1/5 de la surface totale.
tout a fait -les 80.6 mm sont mentionnés dans l'article
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