Spécifications du Sky-Watcher Orbis 60EDX
L'instrument utilise une optique de 60 mm d'ouverture pour 300 mm de focale, soit une ouverture relative de f/5. Ces chiffres placent l'ORBIS légèrement au-dessus du ''cœur de gamme'' des smart telescopes compacts équipés d'une optique de 50 mm (Seestar S50Pro ou autres Vesperas)
Par rapport à une ouverture de 50 mm, 60 mm permettent de recueillir environ 44 % de lumière supplémentaire à diamètre constant. Ce n'est évidemment pas une révolution en soi, mais sur les objets du ciel profond, chaque photon compte.
La focale de 300 mm devrait également permettre de conserver un champ suffisamment large pour les nébuleuses, les galaxies relativement étendues et les amas d'étoiles, tout en offrant davantage de possibilités que les instruments ultra-grand-angle (S30Pro par exemple).
Une approche assez intéressante à l'heure où la plupart des télescopes intelligents nous demandent justement de ne plus regarder le ciel directement, mais uniquement à travers l'écran de notre téléphone. Unistellar avait bien entendu lancé cela bien avant mais avec un oculaire qui montrait l'image empilée (la même que sur le smartphone) plutôt que l'image ''réelle'' en direct. C'est ce que semble vouloir faire Sky-Watcher avec probablement des oculaires de focales différentes.
Un concept "deux en un"
C'est finalement probablement la meilleure façon de résumer l'ORBIS 60EDX: un télescope, deux façons d'explorer le ciel.
D'un côté, on retrouve toute la philosophie du smart télescope moderne (automatisation, application, pointage automatique, autofocus, caméras, empilement et traitement numérique), et de l'autre, on retrouve une fonction beaucoup plus traditionnelle avec un oculaire et la possibilité d'observer directement.
On pourrait par exemple utiliser l'ORBIS pour photographier une nébuleuse pendant que quelqu'un d'autre observe la Lune à l'oculaire. Ceci, seulement s'il est possible d'utiliser les deux capteurs en même temps - ce qui ne semble pas forcement être le cas si l'on se réfère au design (voir ci-dessous).
Surtout, cela permet de ne pas choisir définitivement entre astronomie visuelle et astrophotographie numérique.
Un design compact et...original
Visuellement, l'ORBIS 60EDX adopte un design très différent des autres smart télescopes. L'ensemble optique et la monture sont intégrés dans un boîtier sphérique relativement compact, mais qui ne semble pas vraiment démontable (hormis peut être la base) mais qui sera plus difficilement transportable q'un télescope plutôt rectangulaire (comme les Seestar ou les Dwarf) ou allongée (comme les Vesperas).
Le petit trépied fourni semble également avoir été pensé pour une installation rapide, avec des pieds réglables et des niveaux à bulle permettant de faciliter la mise en place. L'idée est clairement de pouvoir sortir l'instrument, le poser et commencer à observer sans passer par une longue procédure d'installation.Question design c'est un peu particulier... mais l'important est que le télescope et l'application qui ira avec fonctionnent !
Sky-Watcher arrive sur un marché très concurrentiel
L'arrivée de Sky-Watcher est intéressante car le marché des smart telescopes s'est quelque peu agité depuis la rentrée 2026 avec les sorties et annonces successives du Seestar S50Pro, du Dwarflab DRACO et de l'ATLAS de Vaonis.
Sky-Watcher possède cependant un avantage avec une longue expérience dans l'astronomie amateur traditionnelle - un peu comme Celestron mais qui pour le moment se contente d'un Origin positionné sur le très haut de gamme.
Il sera intéressant d'observer comment Sky-Watcher va combiner cette expérience avec les attentes du marché des smart telescopes. Car l'enjeu n'est plus simplement de construire un télescope capable de pointer automatiquement une galaxie. Il faut désormais proposer une expérience complète: installation rapide, qualité optique, suivi, autofocus, traitement, application agréable, autonomie, stockage et simplicité d'utilisation. Et c'est probablement sur l'ensemble de ces points que l'ORBIS sera réellement jugé.
Pour le moment, il faut évidemment rester prudent et cela semble être un prototype.Les informations disponibles donnent déjà une bonne idée du concept et de plusieurs caractéristiques importantes: 60 mm d'ouverture, 300 mm de focale, deux caméras Sony IMX585 et IMX662, 128 Go de stockage et une batterie de 10 000 mAh, auxquels s'ajoute la possibilité d'utiliser un oculaire.
Mais il reste encore beaucoup de questions:
- Quelle sera l'autonomie réelle?
- Quels filtres seront intégrés et comment seront-ils utilisés?
- Comment fonctionnera exactement le mode visuel ?
- Quels oculaires pourra-t-on utiliser ?
- Comment sera l'application?
Ce sont ces réponses qui permettront de déterminer où se situe réellement le nouveau Sky-Watcher face aux Seestar, Vespera et Dwarf. Pour l'instant, le constructeur propose un concept assez séduisant: un instrument capable de faire de l'astrophotographie automatique lorsque l'on veut photographier le ciel, mais qui peut aussi redevenir un véritable télescope lorsque l'on a simplement envie de regarder les étoiles.






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